











Les images ont été prises principalement dans mon quartier de la Rive-Sud. Dans cette série, les arbres sont des sujets et des métaphores de mes pensées. Les arbres sont sources de vie et font partie de notre quotidien, nous en bénéficions pour notre survie et notre confort. Quand je marche dans la forêt avec mon appareil photo, les arbres m'aident à redevenir moi-même, échapper à la vie trépidante de la ville, et à ralentir mon propre rythme pour percevoir la présence des arbres. Quand je ressens cette sensation, je relâche l’obturateur et fige la rencontre, qui autrement s'enfuirait. Je suis fascinée par la forme unique des branches d'arbres et des racines qui s'étendent dans les airs et la terre. Leurs feuilles ondulant au vent et gisant au sol. Ce sont les phénomènes naturels que je photographie. En me concentrant sur les
détails de chaque arbre, je les encadre comme des portraits. J'observe que chaque arbre a une apparence et une forme différente, comme les êtres humains. En travaillant ainsi, je spécule sur leurs personnalités, origines et histoires différentes. Je me suis reconnue dans l'un des arbres, et cela m'a inspirée pour écrire une histoire. L'histoire est un reflet de mon passé, de mon présent, et décrit le sentiment que j'ai d'être enracinée dans un nouveau lieu et une nouvelle culture en arrivant au Canada. Malgré ces changements, je porte mon identité et ça se voit à travers la rencontre photographique. Les cerisiers sont un symbole de mon héritage japonais et sont au coeur de l'histoire. Pour imprimer ce projet, j'ai utilisé du papier Washi qui est fait de matière végétale naturelle et est en harmonie avec mon sujet. Je suis fascinée par le pouvoir qu'a la photographie de préserver le moment fuyant, en combiant la texture et les qualités d'archivage du papier, et par le parallèle entre ce pouvoir et l'héritage de l'image photographique ainsi que l’extension de la durée de vie de l'arbre sous la forme de pâte à papier.